Cet article en bref
- Aucun ferry régulier n’existe entre la France et la Réunion.
- Le cargo mixte CMA CGM est la seule vraie option maritime accessible.
- Le cargo coûte souvent plus cher qu’un billet d’avion aller-retour.
- La meilleure saison pour naviguer : mai à novembre.
- Réservez via une agence spécialisée, au moins plusieurs mois à l’avance.
Aller à la Réunion en bateau, c’est possible. Mais pas de la façon dont vous l’imaginez. Oubliez le ferry confortable qui part chaque semaine depuis Marseille : ça n’existe tout simplement pas.
Deux options réelles sont sur la table : le cargo mixte, qui accepte une poignée de passagers pour une traversée de 20 à 30 jours, et la croisière touristique, qui offre une courte escale sur l’île. Bref, on est loin du mythe romantique du bateau transatlantique.
Ce que peu de guides précisent ? Le cargo revient souvent plus cher que l’avion. Et entre la Réunion et Maurice, pourtant distantes de 200 km, aucune liaison maritime régulière n’existe. La mer est belle, mais elle ne simplifie pas les choses.
Ferry, cargo ou bateau : les vraies options maritimes pour la Réunion

Peut-on vraiment aller à la Réunion en bateau ? Oui… mais soyons honnêtes : pas comme vous l’imaginez probablement. 😅 Oubliez l’idée d’un ferry confortable qui part de Marseille tous les vendredis. Ça n’existe tout simplement pas.
La raison est mathématique : la Réunion se trouve à plus de 9 000 km de la métropole. Aucun opérateur ne propose de liaison maritime régulière sur cette distance. Le mythe du ferry direct, c’est un peu comme attendre le bus à minuit dans un village de 300 habitants : l’espoir est là, la réalité moins.
Le cargo mixte CMA CGM : l’aventure pour les vrais voyageurs. C’est la seule option de transport maritime accessible au grand public. Ces navires acceptent des passagers, avec environ 7 cabines par bateau. Le trajet dure entre 20 et 30 jours depuis la France, selon les escales. Ce n’est pas un voyage, c’est une expédition.
La croisière : l’escale qui donne envie. Des compagnies comme MSC, Costa ou Ponant font escale à la Réunion lors de leurs circuits dans l’océan Indien. Comptez 1 à 2 jours sur l’île. C’est court, mais suffisant pour sentir le parfum de la vanille et rater la moitié des sites à voir. Pratique pour tester avant de s’engager davantage.
Hum, et entre la Réunion et l’île Maurice, pourtant à 200 km à peine ? Pas de liaison maritime régulière non plus. Onze sources récentes le confirment. L’avion reste le seul moyen fiable de passer de l’une à l’autre. Bref, la mer est belle à regarder, mais elle ne vous transportera pas facilement dans cette région du globe.
Budget et coûts réels : cargo vs avion, l’addition surprenante

Beaucoup imaginent que voyager en cargo revient moins cher qu’un billet d’avion. C’est l’une des idées reçues les plus tenaces du voyage maritime. La réalité est tout autre.
Le cargo mixte coûte plus de 100 € par jour et par personne. Sur un trajet de 25 jours, l’addition grimpe vite : comptez facilement 2 500 à 3 000 € pour la traversée seule. À titre de comparaison, un vol direct Paris-La Réunion, qui dure entre 11 et 12 heures, se trouve régulièrement autour de 600 €, voire moins en cherchant bien.
Plus de 100 € par jour et par personne : le cargo ne rivalise pas avec l’avion côté tarif. Un trajet de 25 jours peut revenir à 3 000 €, contre 600 € en avion.
Ce prix cargo inclut cependant la cabine, trois repas par jour et l’accès aux commodités du bord. Ce n’est donc pas juste la traversée : c’est un forfait tout compris, façon séjour flottant. Vu sous cet angle, le tarif journalier peut sembler raisonnable… jusqu’à ce qu’on compare avec un hôtel correct à la Réunion, cumulé à un billet d’avion 🙃.
Les croisières régionales partent, elles, de 1 000 € par personne au minimum. Et les tarifs du cargo varient selon la date, l’armateur et l’itinéraire : difficile de budgéter à l’avance avec précision. Ce que ça change : pour le même budget, vous pouvez passer un mois entier sur l’île plutôt que sur l’eau.
Réserver un cargo pour la Réunion : le guide pratique
On ne réserve pas une place sur un cargo comme on achète un billet de train. Oubliez Booking, Kayak ou toute plateforme classique : il faut passer par des agences spécialisées dans le voyage en cargo. Deux noms à retenir : Sea Travel Center et Slow Seas. Ce sont elles qui négocient les cabines passagers avec les compagnies maritimes.
Étape 1 : contacter une agence spécialisée. Ces agences connaissent les cargos qui acceptent des passagers et gèrent les formalités à votre place. Pas de guichet unique, pas d’interface intuitive. Un email, parfois un coup de téléphone, et de la patience. 🗺️
Étape 2 : réserver très tôt. Quelques mois à l’avance, c’est le minimum syndical. Un an à l’avance, c’est mieux. Les places passagers sont rares, souvent limitées à 6 ou 12 personnes par cargo. Si vous attendez le mois précédant votre départ, c’est raté.
Étape 3 : choisir son port de départ et accepter les escales. Depuis la France, les ports de départ pour les cargos sont principalement Le Havre, Marseille et Dunkerque. L’itinéraire cargo passe ensuite par l’Italie, l’Égypte, l’île Maurice, avant d’arriver à Pointe des Galets à la Réunion. Comptez facilement 20 à 30 jours de navigation. Le voyage lui-même devient le voyage.
Étape 4 : accepter l’imprévisibilité. Un cargo peut changer son planning à la dernière minute pour des raisons commerciales ou techniques. Les dates de départ ne sont jamais garanties à 100 %. J’ai lu des témoignages de voyageurs restés bloqués deux semaines dans un port parce que le chargement avait pris du retard. Ça arrive.
Flexibilité obligatoire : si le cargo annule ou modifie son itinéraire, vous ne partez pas. Aucun remboursement automatique de votre logement ou de vos billets d’avion de retour. Prévoyez une marge dans votre planning, et dans votre budget.
Le confort à bord reste rudimentaire : pas de piscine, pas d’animation, pas de buffet à volonté. La vie suit le rythme de la navigation commerciale. Bref, c’est une aventure, pas une croisière. 🚢
Météo et saisons : quand naviguer vers la Réunion ?
La meilleure période pour naviguer vers la Réunion s’étend de mai à novembre. Le temps est sec, les températures côtières oscillent entre 21 et 28 °C, et les conditions en mer sont nettement plus clémentes. C’est la fenêtre à viser si vous avez le choix.
De décembre à avril, c’est une autre histoire. La saison des pluies s’installe, les dépressions tropicales se multiplient, et des cyclones peuvent traverser l’Océan Indien de décembre à mai. Pour un cargo qui met 20 à 30 jours à traverser, tomber dans une zone cyclonique n’est pas un scénario improbable. À éviter autant que possible.
La houle quasi permanente de l’Océan Indien : même hors cyclone, la mer est rarement plate. Une houle de 3 à 4 mètres est courante. Si vous souffrez du mal de mer, une traversée de 20 à 30 jours en cargo n’est clairement pas pour vous.
Un cargo navigue en moyenne à 15 nœuds, soit environ 27 km/h. Ce rythme peut ralentir en cas de mauvaise météo… ou de panne technique. Hum, oui : un moteur qui flanche au milieu de l’Océan Indien, ça existe. Prévoyez une marge dans votre agenda.
Concrètement : visez mai à octobre pour combiner bonnes conditions météo et mer plus calme. Vous maximisez vos chances d’une traversée sans incident majeur, et vous arrivez à la Réunion en pleine saison sèche. Ce que ça change : une arrivée sous le soleil plutôt que sous un déluge. Pas anodin après un mois en mer. ☀️
Alternatives : croisière, liaisons inter-îles et slow travel
Les croisières touristiques offrent une escale à la Réunion, mais ne constituent pas un vrai voyage en bateau vers l’île. Des compagnies comme MSC, Costa, Ponant ou Silversea proposent des itinéraires avec une halte d’un ou deux jours. C’est luxueux, encadré, sécurisé. En revanche, le tarif dépasse souvent plusieurs milliers d’euros, et vous ne faites que frôler l’île. 🚢
Côté liaisons inter-îles en ferry, soyons honnêtes : ça n’existe pas. En 2026, aucune liaison maritime régulière ne relie la Réunion à Maurice ou à Madagascar. Onze sources différentes le confirment. L’explication tient en quelques mots : le marché aérien est dominant, la météo de l’océan Indien est capricieuse, et la demande régulière n’a jamais suffi à rentabiliser de telles lignes.
Le voilier privé existe, lui. La traversée Réunion-Maurice prend entre 24 et 36 heures selon les vents. Mais cette option s’adresse à des profils très spécifiques : navigateurs expérimentés, budget conséquent, et tolérance réelle à l’inconfort en mer. Ce n’est pas une aventure improvisée un vendredi soir. Si vous n’avez jamais passé une nuit en mer, commencez par une sortie plus courte d’abord.
Le compromis le plus pragmatique reste l’approche combinée : avion pour rallier l’île rapidement, puis excursion en bateau local une fois sur place. Concrètement : une sortie baleine, un tour en catamaran autour des côtes, ou une liaison vers l’îlet Hermitage. Vous profitez de la mer sans subir 20 jours de tangage. 🌊
Pour les convaincus du slow travel : le cargo mixte reste l’option la plus écologique pour rejoindre la Réunion par voie maritime. Son empreinte carbone est bien inférieure à celle de l’avion. Mais le trajet dure entre 15 et 30 jours selon l’itinéraire, et une croisière régionale multi-îles (Seychelles, Maurice, Madagascar) démarre à 1 000 € par personne minimum. Le voyage lent a un prix, pas seulement en temps.
Formalités, documents et préparation avant le départ
Avant d’embarquer, quelques points administratifs sont à régler. La Réunion est un département français : pas de visa pour les ressortissants français. En revanche, un passeport valide reste exigé par la plupart des armateurs pour les escales étrangères en route.
Documents essentiels à préparer :
- Passeport valide : obligatoire pour les traversées internationales, même si la destination finale est française
- Assurance spécifique cargo : imposée par l’armateur, elle couvre l’hélitreuillage, le rapatriement et les frais médicaux en mer — anticipez ce coût, il n’est pas négligeable
- Contrat d’embarquement signé avec l’agence spécialisée avant le départ
L’assurance mérite un paragraphe à elle seule. Elle est obligatoire, non négociable, et représente un vrai coût caché que beaucoup oublient de budgéter. Hum, c’est souvent là que les surprises arrivent en fin de devis. Vérifiez précisément ce qu’elle couvre avant de signer.
Préparation pratique avant d’embarquer :
- Vaccinations : tétanos, hépatite A et B, typhoïde recommandés pour les escales en zone tropicale
- Bagages : les cargos sont peu restrictifs sur le poids, contrairement à l’avion — profitez-en
- Traitement anti-mal de mer : à commencer avant d’embarquer, pas une fois en pleine houle
Un mal de mer non géré peut gâcher 20 à 30 jours en mer. Consultez votre médecin avant le départ pour un traitement adapté. Ce n’est pas une précaution excessive : c’est simplement du bon sens.
FAQ
Peut-on aller à la Réunion en bateau depuis la France ?
Oui, mais pas par ferry régulier. La seule vraie option, c’est le cargo mixte : un navire qui transporte des marchandises et accepte quelques passagers. La réservation se fait via des agences spécialisées, et la traversée dure au minimum 20 à 30 jours.
Combien de temps dure un voyage en bateau vers la Réunion ?
Comptez entre 20 et 30 jours depuis la France, selon les escales. C’est sans commune mesure avec un vol direct de 11 à 12 heures. Ce n’est pas un moyen de transport, c’est un voyage en soi.
Quel est le prix d’un cargo pour aller à la Réunion ?
Le tarif dépasse généralement 100 € par jour et par personne, ce qui donne une facture de 2 000 à 3 000 € pour la traversée complète. C’est souvent plus cher qu’un billet d’avion en classe affaires. Hum, le dépaysement a un prix.
Y a-t-il un ferry régulier pour la Réunion ?
Non. Il n’existe aucune ligne de ferry entre la France et la Réunion. Et depuis 2026, la liaison maritime régulière entre la Réunion et l’île Maurice en ferry n’est plus opérationnelle non plus.
Comment prendre un cargo vers la Réunion ?
Passez par des agences spécialisées comme Sea Travel Center ou Slow Seas. Réservez plusieurs mois à l’avance : les places sont rares. Les départs se font depuis Le Havre, Marseille ou Dunkerque selon les compagnies et les saisons.





